Voilà un groupe pour les purs et durs, connu pour ses premières parties de Metallica. Mais loin de n'être que du vacarme, ce disque comporte des parties musicales dignes d'intérêt, dotées d'une production chaude et généreuse.
Pour leur quatrième skeud, les Danois propose 13 titres largement orientés Métal. Ce qui n'empêche pas le très bon Heaven nor Hell d'oser l'harmonica bluesy, une très riche idée, et il y a même du banjo, loin d'être incongru, sur l'implacable et réussi 7 shots. Ils auraient toutefois pu se dispenser de 16 dollars, une espèce de Rockabilly qui n'apporte rien, si ce n'est le temps d'aller pisser un coup durant l'écoute... La voix chaude et performante, sans qu'il ne s'égosille, de Michael Poulsen est dans la lignée de celle d'Enrique Bunbury, le chanteur d'Heroes del Silencio, groupe espagnol à succès des années 90s. Ce qui ne l'empêche pas d'inviter sur ce disque des potes pour reprendre quelques couplets avec lui : Miland Petrozza (de Kreator) sur 7 shots et Mark Greenway (de Napalm Death) sur Evelyn - qui n'est pas la chanson la plus abordable du CD. Globalement un bon disque, même si l'abus de double grosse-caisse, notamment sur The mirror and the ripper, A warrior's call et Evelyn, nuit gravement à la créativité. Quand donc les groupes de chevelus comprendront-ils que noyer les guitares saturées dans un brouhaha créé par les deux arpions du batteur, pour qui les valseuses portent alors bien leur nom, est une décidément mauvaise idée ??.
par Alain Brouste